dimanche 11 octobre 2009

Arstistiquement Sport

Nous revoilà pour une nouvelle année, voici 1 an que nous sommes née, je dis nous car seul à écrire, je suis accompagné par des partenaires et des amis, que ça soit sur l'informatique ou sur les idées des articles et c'est pour cela que je profite de ces quelques lignes pour leur dire Merci!

Allo! Chers lecteurs après plusieurs semaines de vacances nous voici avec Artistiquement sport!
Pourquoi Artistiquement sport, tout simplement parce que ces clichés sont le mélange entre l'art et le sport .
Exploiter la gestuel ou le charisme d'un sportif et pouvoir nous les montrer d'un autre œil!


















dimanche 12 juillet 2009

VACANCES


NOUS VOICI EN ETE BEL ET BIEN EN VACANCES NOUS VOUS DONNONS RENDEZ-VOUS A LA RENTRée POUR DE NOUVEAUX ARTICLES.
BONNES VACANCES A TOUS NOS LECTEURS!

vendredi 17 avril 2009

AYITE agent sportif



Nous sommes vendredi et aujourd’hui j’ai rendez-vous à Gare de l’Est avec un agent sportif qui travaille dans le milieu du Basket-ball du nom de Ayté. Je suis en avance, je laisse mon véhicule au parking de la gare et je vais l’attendre devant le quai et revoir mes questions. 11heures 20, le voici et me voila !! Il n’est pas comme je l’imaginais… 40 ans costume cravate avec une valise à roulette. Ben non ! Il est jeune et décontracté. Ça m’a donc mis à l’aise et les présentations faites, on commence…


Présentation

Je m’appelle Ayté et je suis agent sportif depuis 4-5 ans. J’ai 31 ans et je suis arrivé dans ce métier un peut par hasard…

J’ai toujours aimé le management, à l’époque je m’occupais de chanteurs et chanteuses et un jour je suis tombé sur un jeune de ma ville, plus précisément de mon quartier qui était un peut perdu dans son domaine, le sport. Il m’a demandé des conseils sur les clubs de basket qu’il pourrait intégrer, donc j’ai commencé à prendre des renseignements à droite et gauche… Çà a un peu commencé comme ça.


Est-ce que tu peux nous dire comment débute ta journée ?


En général « il n’y a pas d’obligation parce qu’il n’y a pas de patron », c’est moi qui règle mon emploi du temps, je me lève assez tôt.

Il y a 2 périodes : il y a une grosse période transfert qui est entre avril et juillet où la, je me lève très, très tôt, c’est beaucoup de coups de fil, car il faut appeler les coachs pour leur proposer des joueurs, négocier des contrats et après les éditer. Toute la journée se passe ainsi.

Et en période creuse c’est plus du suivi de joueurs et pas mal de déplacements.




Assistes-tu aux matchs ?


Oui tout à fait ! Tous les week-end j’assiste aux matchs.


Qu’est ce qu’on pourrait dire, clients ou sportifs ?


Les deux, clients et sportifs.


Combien as-tu de sportifs ?


En comptant les jeunes (j’entends par jeune, un joueur de 17 à 21 ans) j’en ai 30


Son-ils tous à un haut niveau ?


J’ai des joueurs de National 2 à la pro A


A partir de quel moment a-t-on besoin d’un agent ?


Ben je dirais que quand on est très jeune ce n’est pas forcément utile parce qu’il y a toujours des recruteurs qui sont là, même si je pense que le travail de recrutement peut être mieux fait au niveau du basket. Mais à partir de 16-17 ans c’est important, et même si au départ l’agent a davantage un rôle de conseiller car il aide le sportif à trouver une heureuse opportunité …


Peu importe le niveau du joueur ?


Non, il faut quand même que le joueur ait un niveau assez prometteur.

Je vais être un peut méchant dans ce que je vais dire mais pour un joueur qui va jouer en région il n’y à pas d’intérêt pour lui d’avoir un agent. Par contre un joueur qui est en cadet France, qui est déjà en centre de formation et qui à de bons résultats ; qu’il prenne un agent, en terme de conseils c’est quand même la meilleur chose.

Qu’entends-tu par « le travail de recrutement peut être mieux fait » ?


Par rapport aux Football, les clubs de Basket-ball français n’ont pas de recruteurs qui se déplacent pour observer les joueurs en vue d’un recrutement.


Qu’est ce qui te plait dans ton travail ?


C’est le contact avec les gens, j’ai toujours aimé ça.

J’ai une façon différente des autres de voir le métier : je n’ai pas envie d’aller voir 80 ou 100 joueurs comme certains peuvent avoir.

Comme je bosse tout seul pour l’instant, l’important c’est vraiment d’être proche des gens.

Ce qui m’a amené dans le métier c’est ce qui me plait aujourd’hui : quand un jeune a un club et qu’il est content, quand mes conseils l’on aidé à avancer et qu’à la fin de l’année il me dit : « je suis content ca c’est bien passé,

merci. »



Comment fais-tu pour gérer 30 joueurs tout seul ?

Ben en faite en période de transfert ce n’est pas énorme.

Si on caricature un peut le « taf », tu as 5 postes de jeux, meneur à l’intérieur, et on pourrait dire que ça fait 6 joueurs par poste donc les clubs vont chercher un intérieur et un meneur ou juste un meneur et un ailier, donc ça me permet de dispatcher les joueurs et de ne pas avoir trop de travaille.

Après, au niveau du suivi, vu que j’ai des joueurs qui jouent dans la même division je m’arrange pour voir des

matchs où l’un joue contre l’autre, comme ça je vois jouer les deux en même temps et ça me permet de suivre tout le monde…


Qu’est ce que tu apportes de plus à tes joueurs qu’un autre agent ?


Je pense que c’est la proximité que j’ai avec eux.

Je suis assez jeune par rapport à d’autres qui ont 15 ans de plus que moi.

Pour être franc, je ne me prends pas la tête, quand je suis avec mes joueurs je leur parle normalement comme si je parlais à un ami ou un petit frère tout en gardant le coté professionnel (parce qu’il ne faut pas oublier que

c’est mon métier et c’est leur métier).

Je pense que s’il y a une confiance, un rapport proche entre l’agent et le joueur ça se fait naturellement, je sais que les joueurs sont contents.


Faut-il avoir un diplôme ou une licence pour être agent sportif ?


Oui ! Depuis 2003 la fédération a mis en place une licence d’agent sportif, qui se passe sous forme d’examen traditionnel.

Il y a 2 modules : un module général, qui est commun à toutes les disciplines, (droits des contrats, fiscalité, assurances, droits du travail etc…) et le 2ème qui est spécifique à l’activité sportive (basket, ou foot etc.)

Pour la fédération de basket, ils ont mis en place cet examen depuis 2003. Cependant il faut réviser de son coté, parce qu’il n’y a pas de formation mise en place, il faut se débrouiller tout seul et se présenter à l’examen et une fois qu’on a validé l’examen on peut commencer à exercer.


Pourquoi avoir choisi le basket ?


En fait, j’ai toujours été dans le basket. J’ai joué au basket à partir de 14 ans jusqu'à 22 ans


Est-ce le métier que tu visais quand tu étais sur les bancs de l’école ?


Non ! Pas du tout, je n’avais pas forcément d’idée précise, j’ai toujours été bon à l’école, donc je me disais que j’irais où je dois aller.


T’aurais pu travailler dans le management ou bien être commercial alors pourquoi agent sportif ?


Oui ce sont des métiers assez proches, mais être agent c’est ce qui me passionne, c’est ce qui me fait vibrer, je me sens bien dedans donc je continue.



Est-il vraiment nécessaire d’avoir un agent pour avoir une bonne carrière de sportif ?


Je pense que oui !

Moi ce que je dis toujours et ce qui n’est pas forcément bon pour ma promo… le meilleur agent pour un sportif c’est son jeu, si il est très, très bon il n’aura pas forcément besoin d’avoir un très bon agent ; mais il y a des

choses qu’un sportif ne connait pas forcément. Agent sportif est un métier et comme je dis : chacun ses compétences, chacun son expertise… le sportif est sur le terrain et l’agent est en dehors du terrain. Il faut gérer tout ce qui est contrat et décharger le sportif pour qu’il ait le moins de stress possible. Il ne faut pas négliger ça, il y a tellement de stress en faisant ce travaille qu’un sportif qui voudrait connaître tout le « bisness » ne pourrait pas être concentré sur son sport.

Le sportif à confiance en son agent pour la gestion de sa carrière et peut donc se concentrer sur son jeu.


N’es-tu pas un peu un homme à tout faire ?

Non ! Pas du tout, parce que chacun a son rôle, comme l’agent d’un comédien, d’un chanteur, ou bien d’artistes quelconques, je l’aide à se positionner sur sa carrière en général. Sportivement, je le conseille sur le choix de club, par rapport à son jeu personnel, et être avec les préparateurs physiques et les conseillers techniques efficace pour qu’il puisse se développer.


Dans le cas où tu lui proposerais un choix qui ne lui conviendrait pas, peut-il refuser ?


Bien sûr, c’est un travail qui se fait à deux, moi je lui propose différentes opportunités.


Le conseilles-tu sur son orientation de carrière ?


Oui tout à fait, « je pense que pour toi aller dans tel club pendant 1 an ou 2ans c’est intéressant parce que tu es au début ou en fin de carrière pour te développer, pour avoir de l’exposition », c’est ce que je leur dis si on vise la NBA ou l’EUROligue etc.


Dans le foot il y a des personnes qui travaillent sans licence, est ce que ne pas avoir celle-ci peut-il les empêcher d’exercer ?


Non ! Je l’ai vécu il y a quelques semaines : c’est une personne qui s’occupait d’un sportif qui fait parti de sa famille. Il y a eu un moment où il était dépassé parce qu’il ne connaissait pas le métier, donc il a fait appel à moi.

Pour d’autres personnes qui connaissent le métier et qui ne sont pas forcément agents il y a des choses qu’

ils ne pourront pas faire parce qu’ aux niveaux de la loi ils seront bloqués à un moment ou un autre. Ils pourront quand même faire avancer le sportif mais tôt ou tard ils seront forcés de faire appel à un agent.


Travailles-tu avec d’autres agents sportifs ?


Oui je travaille avec des agents étrangers, tel que Mark Fleisher (l’agent qui a placé Tony Parker en NBA) on a signé un partenariat ensemble, pour envoyer mes jeunes en NBA.

Après il y a des agents italiens, pour les envoyer en Italie et 2/3 agents sont à Chypre et en Israël.


As-tu des joueurs qui sont à l’étranger ?


J’avais un joueur qui jouait en Grèce l’année dernière et qui est actuellement en Suisse, à Genève , là, c’est le seul joueur que j’ai à l’étranger pour le moment.


Comment ça se passe pour lui ?


Ça se passe très, très bien, en ce moment, il tourne à 15 points, 3 à 4 passes


A quel moment sais-tu que ta journée est finie?


Ça c’est particulier, sincèrement je ne peux pas savoir.

Je suis toujours un peu sur le qui vive : le téléphone s’éteint très tard, parce qu’on peut toujours passer à coté d’un contrat, donc il faut toujours être réactif.

Je dirais que la journée n’est jamais réellement finie, ce qui veut dire que de 14h à 18h je peux ne rien avoir et puis de 18h ça repart jusqu’à 23 h ; mais je ne peut pas dire qu’elle est finie à un moment donné, j’éteints mon téléphone, je sais quelle est finie.

Mais je vais l’éteindre assez tard. !!!


Que fais-tu que tes sportifs ne savent pas ?


Ce qui peut être assez troublant pour eux c’est que je peux avoir plusieurs clubs au téléphone ; ils ne seront jamais combien de clubs ont répondu « non » à ma proposition et combien ont répondu « oui » à après avoir hésité. Les sportifs peuvent penser que je fais seulement 2 propositions (par exemple) et ils se diront que je les ait fait travailler qu’avec 2 clubs, alors que moi en amont j’aurais travaillé avec beaucoup plus de clubs et qu’il y aura eu beaucoup de réponses négatives.

C’est assez particulier, parce que ils se disent que l’agent ne travaille pas beaucoup alors que derrière il y a un travaille énorme qui à pu être fait.

Il y a des joueurs qui m’appellent et qui me disent « mon agent travaille mal » je leur dis : « tu ne sais pas, peut être qu’il à fait énormément de travaille et qu’aujourd’hui ça n’a pas payé. »


As-tu déjà essuyé des échecs ?


Ouais bien sûr, j’ai déjà eu 2, 3 joueurs qui sont restés sur le carreau et ce n’est pas évident à gérer, avec des joueurs très proches avec qui j’ai commencé.


Est-ce leur niveau ? Ils ne sont pas au top ?


Non c’était des très bon joueurs, mais parfois c’est la conjoncture.

Cette année il y avait un joueur international qui était en équipe A et qui avait trouvé un club seulement en décembre et pourtant il avait un très, très gros agent qui est en place depuis prés de 10 ans…, donc parfois c’est la conjoncture quoi qu’il se passe c’est ce qui fait que des joueurs se retrouvent sans club.


T’arrive t-il d’envoyer des joueurs en détection à l’étranger ?


Oui je l’ai fait l’année dernière, j’ai envoyé un de mes joueurs en suisse, c’est vraiment le seul pays où j’envoie mes joueurs faire des essais, en générale c’est par vidéo et le club décide de le signer ou pas.


Ce sont les vidéos des matchs ou des entrainements ?


Ce sont des vidéos de matchs et un montage de High light (meilleurs actions) pris après 1 ou 2 matchs.



Ton sportif et ta sportive préférés ?


Kobe Bryant et Emilie Gomis


Ton sport préféré ?


Le basket-ball et le Foot US


5 majeurs ou Reverse ?


Reverse.


Blackberry ou I phone ?


Blackberry définitivement.


Train ou Avion ?


Avion


Ton réseau social, Myspace ou Facebook ?


Facebook.

Ton dernier livre, CD et dernier Film ?


Livre : La nuit des temps CD : Robin Thike Film : Benjamin Button


Paris ou … ?


Paris, New York un peu mais Paris.



Interview terminé, nôtre agent doit déjà sauter dans un train, n’ayant pas pu faire les photos nous avons remis la séance à un autre jour.

Nous remercions A.I.T pour le temps qu’il nous a accordé.

Hier des gymnastes, aujourd’hui un agent, demain ???

Demain nous nous donnerons entièrement afin de vous donner ce que les autres ne vous donnent pas….

lundi 13 avril 2009

NFL Fantasy movie

Chers lecteurs voici une vidéo qui je l'espère vous fera apprécier les qualités physiques et techniques de ces joueurs de Foot US!
I LIKE THE FOOT US!

mardi 10 mars 2009

Qualification aux championnats de France de Gym Rythmique












Chers lecteurs, ledailysport c'est penché sur une discipline qui demande grace et souplesse la gymnastique rhytmique.
Bien loin des clichés de petites filles en rose et délicate, nous vous présentons Audrey et Laila du club courbevoie gym rhytmique qui ont bien voulus nous répondre afin de nous expliqué leurs qualifications pour les championnats de france!








Bonjour, présentez vous !

Je m’appelle Audrey et je pratique la gymnastique rythmique depuis 21ans

Je m’appelle Laila et ça fait 19ans que je pratique la GRS









Vous êtes qualifiées pour les championnats de France, comment ca s’est passé ?

A : Cela s’est très bien passé, il ne fallait pas chuter et c’est ce qu’on a fait. Il y a eu beaucoup de chutes et les favoris ce sont très mal placés.
L : C’est pareil, il fallait faire 2 passages sans chute et les autres ont ratés, donc ca nous à profité, mais on a quand même travaillées, le sans chute ne vient pas comme ca.











Qu’est ce qui vous à amené à la gym, avez-vous commencé par ça ?

L : Moi je n’ai fait que ca. En maternel ma maitresse a conseillé à ma mère de m’inscrire dans un club parce que je me débrouillais bien. Ce jour là avait lieu les inscriptions au club de Nanterre et par la suite je suis venu sur Courbevoie.
A : Moi, j’en n’ai aucune idée… j’ai commencé a l’âge de 6 ans, ma mère a dû m’emmener au gymnase et depuis j’y suis encore !

Avez-vous pratiquées la compétition ?

A : On fait entre 6 et 8 compétitions par an, en individuel et par équipe.

Travaillez-vous ?

A : Oui, pour ma part c’est plus facile de m’entrainer maintenant que quand j’étais à l’école. Avant il y avait des devoirs et des contrôles, alors que maintenant je sors du boulot et je n’ai pas de pression.
L : Moi je fais les 2, je travaille et je prends des cours d’architecture d’intérieur par correspondance. J’arrive à m’organiser.

Depuis que vous faites de la compétition avez-vous fais des sacrifices ?

A : Les sacrifices c’est plutôt quand on devait partir en vacance, il y avait des stages, il fallait bien calculer la bonne semaine pour partir.
L : les cours sont toujours placés à des moments où on n’a pas grand-chose à faire.
A : Si on est bien organisé ce n’est pas un sacrifice c’est une passion avant de tout.







Quel est votre but pour 2009 ?

A : C’est d’obtenir une bonne place aux championnats de France en janvier et après on commence les équipes, être bien classé en division nationale ca serait bien.

Combien êtes-vous en équipe ?

L : En division nationale, il y a 5 gymnastes et 2 individuels et après ils font le calcul des points.
A : En fait, on à un passage en équipe et 2 passages en individuel et ils additionnent les notes.

Vous sentez-vous prêtes, ou avez-vous encore des doutes ?

A : Ben pour le championnat on a bien travaillé, comme il y a les vacances il va falloir bien reprendre à la rentrée.
Pour les équipes on n’est pas prête. ! !

Avez-vous la pression avant votre passage ?

L : Moi c’est la veille que j’ai une petite appréhension. Mais le jour de la compétition ca va
A : C’est aussi la veille et plus les années passent et plus je suis stressée, peut être parce que je me rends compte des enjeux. Mais pour les qualifications je n’étais pas du tout stressée
L : En fait on est stressée juste avant mais quand on est sur le praticable on y pense plus.

Sur quels points les jugent vous notent t-ils ?

A : Il y à l’exécution, toutes les fautes concernant les pieds, les mains et les jambes pas tendus. Les notes commencent de 10 puis au fur et à mesure des fautes ils retirent des points et généralement on arrive à 6 et 7,5.
Ensuite il y a les difficultés : « mouvements difficiles », tous les éléments de notre enchainement doivent être validés.
Les juges ont une fiche avec tous les critères d’exécution. Quand un élément est mal réalisé la difficulté n’est pas validée, c’est un tout.
L : Il faut aussi être en rythme sur la musique.







Est-ce vous qui choisissez les musiques ?

L : Ca dépend, elles nous sont proposées, ou on peut avoir la notre.

Quel est le style de musique ?

A : Il y a de tout, il ne faut pas qu’il y ait de paroles.
L : Il peut il y avoir des voix.
A : On n’a le droit aux voix que depuis quelques années, mais il ne faut pas que ca soit parlé.

Est-ce que ca vous aide ?

L : Si la musique nous plaît, c’est plus facile de rentrer dans un enchainement.
A : Et de mettre de l’expression
L : Après ca dépend, moi j’ai 2 styles différents, j’ai une musique indienne et une autre électro
A : Il faut que ça soit différent.

Les jugent ne vous tiennent pas compte du fait que ça ne soit pas des musique dites « gym rythmique » ?

A : Ca à très évolué !
L : Ca dépend aussi de ce qu’on fait dessus, la musique électro que j’ai prise est très connue et ça passe bien.
A : Moi j’ai une musique espagnole au cerceau et ça plaît bien. Après il y a des filles qui prennent de la musique classique, mais il faut adopter l’attitude.

Comment se passent les entrainements, vous faites vous toujours guider ou êtes vous autonome ?

A : On se fait toujours guider, on a besoin qu’on nous dise nos fautes parce qu’on ne les voit pas forcément.
L : Il faut qu’on nous dise ce qui va et ce qui ne va pas, pour s’améliorer .





Pensez-vous avoir fait le maximum, pour être aux championnats de France ?

L : Moi je pense que je peut faire mieux, parce que j’ai fait quelques petites erreurs, surtout au cerceau.
A : Moi je pense qu’au cerceau j’ai assuré, mais aux massues je peux travailler plus l’expression
L : Il y a certains points sur lesquels on sait qu’il faut travailler plus, mais globalement les passages étaient bons.


Donc vous avez les massues, les cerceaux vous avez quoi d’autres ?

A : En fait, nous, les séniors, avons 2 engins au choix pour notre passage. Pour les juniors et cadettes les engins sont imposés par la fédération. Sinon il y a aussi le ballon et la corde.

Vous avez commencé jeunes, qu’est ce qui vous motive à continuer depuis tout ce temps ?

A : Bonne question … parce qu’on s’est arrêté pendant un an et on à repris, on est drogué lol….
L : Je ne sais pas, il y a l’ambiance, l’envie et mine de rien ça entretien. J’avais besoin de revenir

Craignez-vous d’échouer pendant les compétitions ?

A : Tout le temps ! Je me dis que jamais je vais il y aller et que je vais tout réussir. Ca me fait peur de me le dire.
L : Moi c’est pas du tout ca !, je me dis que j’ai déjà réussi mon enchainement, donc je ne vois pas pourquoi aujourd’hui je ne le réussirais pas, je ne me mets pas la pression.

A : Moi je préfère partir négative et avoir une surprise !







Dites moi quels sont vos points forts ?

A : c’est mes équilibres et mes pivots, et la propreté dans mes exécutions
L : Je ne sais pas trop, les lancés, l’adaptation et mon dynamisme,

Et vos points faibles ?

A : J’ai du mal avec mes lancés, aux qualifications ca c’est bien passé, mais j’ai du mal à contrôlé mes lancer pourtant c’est ce qu’on apprend a la base mais j’ai du prendre de mauvaises habitudes.
L : j’en n’ais pleins, j’ai un problème de jambe lorsque je fais un mouvement ce n’est pas très jolie et faut que je travaille sur l’expression. En individuel j’ai un peut de mal mais en équipe ca se passe très bien.

Comment se passe les passages en équipes, est ce que tout le monde passe les uns après les autres et on fait le calcul à la fin ?

L : On n’ n’est 5 sur le praticable !

Les juges font-ils attention à chaque personne lors des passages en équipes ?

L : Obligé parce qu’on a pleins de lancer entre nous, des relations

Combien de temps entrainez-vous dans une semaine ?

A+L : 8 heures par semaine, plus les stages pendants les vacances.

Est-ce que ca vous arrivent de répéter chez vous ?

L : Quand j’étais petite, On la toutes fais regarder la télé en grand écart, c’est plus pour les étirements.







Pourquoi avoir arrêté pendant un an ?

A : Moi je ne me suis pas arrêté un an, j’ai ralenti, j’ai fait la division fédéral 4 (c’est une équipe sans engins, on est 10 sur le praticable et c’est plus dansant) et je m’étais inscris que pour ça, de février à mai mais j’étais quand même licencié.

L : Moi je voulais arrêter la gr depuis l’année dernière que pour faire de la capoeira, mais pas possible donc je suis revenus et je fais les 2
A : moi c’état aussi parce que je suis plus âgée que les autres filles qui étais sur le podium j’ai 27 ans et elles avaient 17 ans, donc va bien falloir que je m’arrête un jour, je ne vais pas continuer jusqu'à 40 ans, donc tous les ans je me dis que c’est ma dernière année et tous les ans je reviens.












Avez-vous déjà pensé à l’après ?

A : Je fais du flamenco et j’aimerais bien faire de la salsa
L : Moi je vais continuer dans la capoeira, mai dans tout les cas ca va nous manquer

Qu’est ce qui vous empêche de continuer, est ce les filles qui sont plus jeunes, ou physiquement vous n’avez plus ce qu’il faut ?

L : C’est qu’arrivé un moment on se dit qu’il faudrait peut être s’arrêter

Pourquoi arrêter ?

A+L : On ne sait pas
L : j’essaie de ne pas y penser
A+L : Ca dépend, on verra…



Selon vous qu’est ce qu’une gymnaste ?

A+L : C’est une fille qui est de la Grace, qui sait manipuler les engins, avec des bases de danse classique
A : Faut faire 40kg et 1m70, lors des détections les entraineurs, cherche des filles avec le physique pour même si elles n’on pas un très bon niveau, ils les prennent et les façonnent pour le haut niveau.

Est-ce que la plupart des filles savent qu’ils y a des prédispositions physiques pour atteindre le haut niveau ?

L : A mon avis elles n’ont pas ca en tête, elle se dise plus on vient s’entrainé, on vient s’amusé
A : Malgré tout elles savent quelle doivent faire attention à leur poids.






Il y à quand même un sacrifice au niveau du poids ?

A : Ouais à partir d’un certains âge quand elles vont en compétition elle se dise « ah je suis trop grosse comparé à tel ou tel fille »
L : Après il ne faut pas que ca tourne à l’obsession
A : C’est pour ca qu’il y a beaucoup d’anorexies en Gymnastique rythmique .







Donc il n’est pas nécessaire d’avoir un bon niveau technique ?

L : Si, il faut quand même qu’on soit agréable à regarder .







Agréable aux yeux de qui ?

L+A : Des juges ! Et puis nous-mêmes.

Quand on pense à une gymnaste on voit la fi- fille habillé en rose avec sa queue de cheval et ses petites chaussures, êtes vous vraiment comme ca ou n’est ce qu’un cliché ?

L+A : Pas du tout. Quand on passe notre tenu est adapté à la musique .










Quels sont le et la sportives que vous admirez ?

A : Marina anissina et gwendal pezerat
L : Marina anissina, gwendal pezerat et Michael Jordan

Baskets ou talons ? A : Très très talons / L : Basket

Mc do ou Resto ? A+L: Mac do.

Roller ou trottinette ? A+L : Roller.

Banlieue ou Paris ? A : Paris. / L : Banlieue

Cinéma ou Divx ? A : Cinéma L : Divx

Football ou Rugby ? A+L : Football

Voitures ou 2 roues ? A+L : Voitures

Msn ou Facebook ? A : Les deux / L : Je ne sais pas !

Sinon que pensez-vous de notre démarche ?

A+L : On va devenir des stars (elles rient)

Non ce n’est pas le but, notre démarche est de promouvoir le sport amateur.

En tant que amateurs sentez-vous sportives ?

A+L : Oui


Cet article a été réalisé après leurs qualifications aux Championnats d’île France et avant les Championnats de France quelles ont malheureusement pas remporté mais nous leur souhaitons bon courage pour les Championnats en équipes et un grand merci à eux deux de nous avoir accordé de leur temps et bonne continuations au sein du club COURBEVOIE GYM RYTHMIQUE.

lundi 2 février 2009

Gaston, préparateur, entraineur!? Plutot chercheur!


Pour ceux et celles qui le connaissent, je pourrais dire qu’il leur a énormément appris sur eux même. Que ca soit sur le plan physique ou mental, tous en sont repartie en sachant qu’ils pouvaient atteindre leurs objectifs s’ils s’en donnaient les moyens.Ayant une conception bien à lui de la préparation et du métier d’entraineur, il nous fait partager son expérience ainsi que son savoir. Personnage atypique, il reste tout de même une référence et sans pour autant dévaloriser d’autres entraineurs ou préparateurs physique, il est considéré comme l’un des meilleurs.
Toujours imité, mais jamais égalé !

Question sport, comment pourrais-tu te définir ?

J’analyse tout, je regarde le sport, comment ca fonctionne, je regarde ce qui va et ce qui ne va pas dans tel ou tel sport, après on essaye de travailler sur un concept.
Je pars du principe que c’est un concept et pas du tout un sport, car le sport c’est : « analyser un individu ». Et pour analyser un individu, il faut s’analyser sois même, ce qui amène à des réflexions qui te permettent de travailler sur plusieurs sports différents. Je me définirais donc comme un chercheur sportif.

Un chercheur sportif qui cherche quoi ?

Qui cherche à s’améliorer et à améliorer les autres. Car il faut améliorer sa réflexion pour mieux améliorer les autres.

Au-delà de ce concept, ont peut quand même dire que tu prépares physiquement ?

Bien sûr, mais avant de préparer physiquement il faut d’abord comprendre le mental de celui que tu prépares, sinon c’est une préparation généralisée et là c’est dangereux, et c’est là que tu enduis en erreur l’individu.

Quel est ton rôle dans la préparation ?

D’abord d’analyser l’individu à essayer de le comprendre puis l’évaluer sur des exercices. C’est à partir de ce moment là que tu commences à peut prés à comprendre comment il fonctionne, comment il est mentalement pour arriver ensuite à le faire travailler physiquement. De là tu peux le pousser à certaines limites, des limites qu’il ne tiendra pas. Le but c’est d’amener quelqu’un au de la de ses limites. Le travail devient alors intéressant.




Quand tu prépares y a-t-il un but précis ?

Ca dépend, il y a des sportifs qui préparent des combats, des compétitions… le tout en fonction du niveau de la compétition et de leur niveau déjà atteint. Ensuite, il faut analyser l individus, à savoir si il est brider ou non (si il est déjà formaté dans un style). On pourra donc améliorer son style, sa vitesse, sa puissance et travailler sur le muscle.
Car certaines personnes sont trop chargées et d’autres ont des lacunes parce qu’elles ont privilégiées la technique et pas assez le physique : il faut trouver le juste milieu pour améliorer l’individu.
Par là suite il y a tout un travail mental à effectuer pour qu’il puisse être à la hauteur de ses objectifs.






Viens-tu avec un programme prédéfinis que tu donnes à tout le monde ?

Jamais !
Non, c’est en fonction du besoin de l’individu que tu travail, ce n’est jamais prédéfini, c’est trop risqué ! Tu ne peux pas être sûr de ta méthode, car elle ne peut pas s’appliquer sur tout le monde : c’est comme pour l’éducation, on ne peut pas éduquer les enfants de la même façon, ici, on ne peut pas entrainer un sportifs comme on en entraine un autre. On entraine quelqu’un en fonction de sa façon d’être, ses qualités physiques, morales et autres...

Qui sont les personnes que tu entraines ?

Ce sont des sportifs : j ai eu beaucoup de professionnels, beaucoup d’amateurs, beaucoup de gens qui n’ont aucun niveau, mais aussi, le plus intéressant, c’est quand tu as quelqu’un qui arrive à zéro, qui n’a jamais fais de sport et que tu l’amènes a un niveau très élevé.
Je crois que ca enrichie la personne.






Que leur apportes-tu ?

Les choses les plus importantes sont l’objectif et l ambition. Si quelqu’un n’a pas d’ambition et d objectifs et qu’il ne visionne pas le futur dans sa discipline cela sera très difficile de l’amener quelque part, si il est convaincu qu’il est quelconque, faut lui apprendre que quand tu fais un sport individuel ca ne dépend que de soi et que tu peux devenir n’importe qui si tu t’en donne les moyens de le devenir. Le seul problème qu’on a en France c’est qu’on n’a pas l éducation de compétition, on a une éducation du sport. Certes on a un bon niveau sportif mais on n’a pas l’éducation du premier, on a une éducation de participant et ca c’est très difficile à améliorer même pour un pro. Le français est très : « j’ai participé, j étais là, je suis deuxième, je suis satisfait », à la différence des américains c’est que si tu es deuxième, c’est que tu n’es pas premier. En France si tu es deuxième, c est très bien, tu n’es ni 3e, ni 4e …. , il y en a 8 autres derrière.
Si quelqu’un vise un objectif, donne lui l’envie de le dépasser, d’atteindre un rêve même si c’est aléatoire, même si c est exceptionnel, même si ca ne parait pas possible donne lui l’envie d’y aller, dis lui que tu peux être champion du monde si tu le veux et ca c’est ce qui est le plus difficile.
Mais l’environnement et les besoin font que les gens dérivent très vite.et qu’ils n’arrivent jamais au bout de leurs objectifs.

Ne penses-tu pas que quand on leur dit « tu es 2e c est bien » c’est pour ne pas les démoraliser et leur donner la motivation de continuer ?

L’avantage du sport individuel c’est que ca demande des qualités individuelles. A partir de là ca te met en face des autres individus : « il n y a pas de raison qu’ils peuvent et pas toi, si ils peuvent tu peux ».
Une fois que tu as compris la mentalité, la culture, l’environnement, les objectifs de l’individu tu peux travailler.
Si il te dit « je veux devenir champion du monde » il faut travailler en conséquence, on durci et il devient plus dur.
Malheureusement en France, dans certaines disciplines, les infrastructures n’existent pas pour travailler. Par exemple, en boxe anglaise, on est l’une des meilleures écoles en amateurs mais les plus mauvais en professionnel parce qu’il n y a pas d infrastructures.

Veux-tu dire qu’on n’a pas les moyens matériels ?



On a les moyens matériels mais on n’a pas suffisamment d’entraineurs formés pour entrainer les pros. C’est le très grand problème de la France, elle est très limitée en boxe anglaise.






Nous avons quand même eu des champions du monde !

Ce sont des gens qui ont gardé leur qualité de la boxe amateur après ca se limite très vite. Souvent ils vont en se dégradant, il garde leur niveau amateur et même si parfois ils prennent un peut plus de maturité, de frappe, de combat ca ne va pas au-delà, ils ne s’améliorent pas !

Il n’y a pas de réelle progression ?

Il y’a une maturité parce qu’il change de niveau.
Par exemple, si on compare le foot et la boxe, en foot il y’a des infrastructures amateurs et des infrastructures pros. Il est très difficile d’avoir un joueur CFA en pros car ce sont des niveaux très différents de travail, de préparation technique et de préparation physique. Alors qu’en boxe il n’y a pas d’infrastructures. Depuis 30ans il n’y a plus de grands sportifs.

Hors mis la préparation physique, que cherchent les gens qui viennent te voir ?

Il y’a des gens qui viennent faire du sport pour des raisons qui leurs sont personnelles : pour l’amélioration physique, pour maigrir car certains se trouvent gros, certains veulent faire un sport de combat, d’autres pensent que faire un sport de combat les rend plus sur dans la vie et finalement ils restent pour d autres raisons.
Parce que je les pousse tous les jours à devenir différents et ils sont obligés de s’améliorer. Donc plus ils s’améliorent et plus ils en sont conscients.
Ensuite ils sont à la recherche de l’amélioration et ils s’enferment la dedans.






Que fais tu quand tu ne perçois pas de qualité chez une personne, vas-tu la diriger sur une autre voie ?

Non ! Je pense que le problème ne vient pas de l’élève, il est ce qu’il est, il n’y a pas de mauvais élèves, il y a de mauvais entraineurs !
Si tu ne l’as pas compris c’est que tu n’as pas fais l’effort de le comprendre.

Tout le monde ne peut pas devenir champion du monde !

Tout le monde peut devenir champion du monde.
Si l’entraineur s’applique, s’il trouve les failles. Il y a des gens chez qui tu ne trouveras rien parce qu’il n’y a pas la possibilité de trouver ou parce que tu ne fais pas les efforts car pour toi ca représente des barrières et une situation nouvelle qui est difficile à comprendre.

Il y a quand même certaines personnes qui ont des atouts ?

Bien sûr, mais « le plus », il est aussi dans l’envie.
Je vois la chose comme ca avec le recul : si l’entraineur est bon, il va faire d’un individu qui s’en donne les moyens ce qu’il veut. Même si il n’est pas champion du monde il peut l emmener où il veut, il peut aller très loin.






Selon toi ce n’est pas le sportif qui est mauvais mais l’entraineur ?

Il n’existe pas de mauvais élèves, il existe de mauvais entraineurs.
Le sportif est ce qu’il est avec ses lacunes et ses problèmes.
C’est l’entraineur qui doit trouver les mots ou les méthodes. Ca peut être plus long si on le compare avec quelqu’un qui à déjà des dispositions au sport, ca peut être plus difficile, ca prendra plus de temps, mais le résultat est le même.
Par exemple ils vont partir sur 10km : le sportif aura fait 5 km alors que le novice en aura fait que 1 km, mais il aura compris et au bout 2 km il fera une accélération et il arrivera peut être 1er ou 2eme.
C’est un autre système de travail.

Qu’est ce qu’un bon entraineur ?

Un bon entraineur c’est quelqu’un qui sait se mettre à la place de son élève, s’il ne sait pas le faire c’est que c’est un mauvais. Si tu ne sais pas être ton élève tu ne peux pas être un bon entraineur. Un bon entraineur c’est celui qui c’est apprendre de ces élèves, si tu n arrives pas à comprendre pourquoi il fonctionne et qu’il est comme ca, tu n arrive pas a être lui, tu ne pourras jamais être un bon entraineur, il faut comprendre l’autre.

Donc il ne suffit pas d’avoir des diplômes pour être un bon entraineur ou préparateur ?

Les diplômes c’est important, parce que ce sont les bases, mais elles ne sont pas une science exacte, on ne peut pas dire que tout le monde s’appelle Stéphane ou Victor, c’est impossible !
Les entraineurs ont une seule méthode Ex : En arts martiaux les entraineurs ont 10 élèves, ils les collent, ils les font travailler de la même façon et on a une chance sur 10 d’en sortir 1 qui sera prédisposé à être différent. Avec cette méthode, ils ne pourront pas à en faire tous des champions, car c’est une méthode groupée, une méthode où il faut travailler des bases bien définies.
Pour être un bon entraineur il faut avoir un élève par jour, tu dois avoir 3 élèves par an et un jour différent pour chaque personne.






Un entraineur qui a 10 élèves ne peut pas en faire 10 champions ?

Il faut qu’il ait beaucoup de temps.
Un bon entraineur doit avoir 8 heures de travail par jour pour avoir de bons résultats.
Tu peux alterner les élèves, par tranche de 2 heures, chacun avec sa méthode, chacun travaille différemment.
Aux Etats-Unis tu as des salles qui sont ouvertes de 9h à 22h, tu peux entrainer une personne de 10h à 12H, une autre de 14 h à 16 h… tu peux même en avoir 3 par jour et tu peux en faire des champions.

Combien de temps y consacres-tu ?

4h par jour et ca peut aller jusqu’ à 6 heures, ca dépend, parfois c’est en journée et parfois c’est en soirée.
Comme, ce qu’on prépare pour Toby ca prendra plus de temps, car on va changer le niveau d’entrainement. Il y a une période où on va faire que du physique et une période où on n’en fera plus du tout.
Il y a une méthode que j ai appris d’un maître de taekwondo, elle met en avant le travail physique avant de commencer le travail technique, durci l’élève physiquement.
C’est quand un corps est prêt physiquement qu’il peut exécuter des mouvements très délicats ; mais quand il ne l’est pas il lui est très difficile de les exécuter.
Par la suite tu peux rentrer dans une période technique, on travail l’aérobie du corps, la souplesse, la vitesse, l’équilibre, les déplacements, le positionnement, les frappes et tout ce qui va avec.
On enlève le physique parce que ca risque de le ralentir.
C’est un travail lent et il n’est pas dis que l’élève le supporte.

Dans le cas de Toby, tu le prépares pour quoi ?

Cette année il passe professionnel, il est arrivé à 165kg et on va le passer juste à la limite du mi-lourd à 86, 85 kg.
Ce que je veux faire je ne l’ai jamais fais avec lui : commencer par lui donner beaucoup de force au niveau des jambes, puis au niveau de la ceinture abdominale et enfin travailler aux niveaux des rythmes. Je ne veux pas lui donner une boxe avant qu’il ait atteint le poids qu’il doit avoir. D’abord je lui fais travailler la vitesse a 110 kg, Puis j’estime que quand il arrivera a 86kg il aura une vitesse supérieur a son poids et après on va lui donner la force physique, beaucoup de puissance, donc beaucoup de mouvements, une grande souplesse. Puis on travaillera les bases et on va lui faire prendre conscience qu’il est pro. On ne frappe plus de la même manière, ca devient plus dur.
Pour frapper plus fort, il faut déjà avoir l’envie et être conditionné comme quelqu’un qui frappe plus fort. Pour ca il faut y croire.






Toby fait de la boxe mais prépares-tu que des boxeurs ?

J’ai commencé à entrainer en 1991. On avait une association qui s’appelait black-star et un club de taekwondo. Je récupérais tous les mecs pour les préparer différemment. On avait 3 jours et on a eu des résultats.
La même période j ai été faire de la lutte, j’ai fais les championnats de paris, j’ai essayé, le judo, le taekwondo et finalement moi c était la boxe.
En 1985 certaines personnes ont commencé à travailler sur un sport qui s’appelait le free forme (combat au sol et des clefs debout), pour essayer d’entrainer des mecs en fonction de leur métier, de la sécu ou garde du corps.
Aujourd’hui avec le sport de sol on arrive à travailler différentes méthodes.
Si tu reste simple dans tes analyses tu peux même entrainer un sportif qui fait du kung-fu. Moi-même j’en ai entrainé 2, le premier était champion du monde et le second champion d’Europe.
C’est qu’une question d’analyse, tout sport part de la même base, c’est l’équilibre.
Si tu regardes un individu et que tu penses qu’il manque de vitesse et de puissance tu dois trouver comment les lui faire travailler, sans le changer.
J’ai tout un programme écrit sur l’amélioration de la puissance, de la vitesse, de la souplesse et de la résistance, après l’individu est dans son sport et toi tu l’améliores, mais la base du free forme c était ca Ex : « prendre un karaté ka et l’améliorer ».
J’ai entrainé un karatéka qui était champion du monde et il avait gagné au brésil, j’ai aussi entrainé des mecs qui font du ju-jui-tsu brésilien, de la Boxe-thaï, du judo, je ne suis pas prédisposé à les entrainer comme des judokas, mais ils sont obligés d appliquer la méthode que je leur donne.

Es-tu ciblé que sur les sports de combat ?

Non, sur tout !
Il faut d’abord analyser le sport et le comprendre. Ce qui veut dire que s’il y a un élève qui fait du foot, je dois d’abord comprendre le foot, je dois comprendre les entrainements pour ne pas amener le sportif dans quelque chose de trop excessif où il sera trop rapide ou trop puissant. On va donc travailler en fonction de sa discipline, et ca prend un certains temps.
Un jour, j’ai dû former un acteur pour qu’il devienne un boxeur en boxe française pour l’un de ses films. J’avais 15 jours pour préparer ce novice. J ‘ai du prendre en compte qu’il il ne savait pas lever la jambe…
Le but est de prendre un individu avec sa discipline et de l’améliorer physiquement ou psychologiquement si nécessaire.
Parfois le problème peut provenir que d’une seule chose ; par exemple l’équilibre. L’individu ne peut donc pas exécuter tous les mouvements, il faut donc cibler le travaille sur ce problème.






Depuis quand entraines-tu ?

Officiellement, depuis 1991 sinon j’ai commencé en 1988.
Je faisais du karaté à Gonesse et à la fin des entrainements, j’entrainais les mecs sur la même méthode.
Quand j ai commencé en boxe anglaise j’ai trouvé que ce n était pas assez dur, donc je prenais les mecs et ont commencé à travailler un peut plus que ce qu’on faisait à la boxe.
En 1991 on m’a fait une proposition, je l’ai prise et de là j ai commencé à entrainer !!!






Es-tu un adepte de la musculation?

Je ne suis pas un adepte de la musculation.
J ai essayé et ce n’est pas pour moi, mais ca dépend des sports et de l’individu, je suis pour la musculation en athlétisme, en haltérophilie, ect... mais pas pour les sports de combat, la seul chose que j’accepte en musculation c’est un altère, pour travailler les jambes et tous ce qui est squatte, mais sinon non ! Je trouve que ce n’est pas nécessaire, il y a d’autres méthodes et c’est plus simple de travailler sur des barres et des pompes car tu travailles vraiment sur ton poids et tu as de meilleures sensations.





Qui sont le sportif et la sportive pour lesquels tu as de l’admiration ?

La sportive
: ???

Le sportif : Michael Jordan, Tiger Wood, Carl Lewis et Jack Johnson*






Qui est pour toi le meilleur entraineur ?




Richard Williams, (Père de Venus et Serena Williams), il a sù entrainer ses filles sans avoir jouer au Tennis.

Un grand merci à Gaston pour nous avoir donné de son temps, ainsi qu’à ceux qu’il entraine pour nous avoir permis de les filmer et photographier !





* Jack Jonhson, est né en 1878 aux Etats-Unis de parents esclaves, il est celui dont on n’entend pas parler. Ayant eu des prestations et une progression fulgurante en Boxe Anglaise, il ne pouvait participer aux Championnats du monde qui étaient interdits aux noirs.
Après avoir persévéré, il fut le premier Afro-américain, Champion du monde de Boxe.
Vous pouvez retrouver Jack Jonhson dans le film documentaire relatant sa vie, dans : Unforgivable Blackness : The rise and fall of Jack Jonhson